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EiS : What’s that ? 

Le projet EiS vise à améliorer l’accès des jeunes aux informations sur les opportunités de mobilité internationale au moyen d’échanges entre pairs. Le premier livrable de ce projet, a été dévoilé le 29 novembre 2022 à Bruxelles. Cerapportpermet d’informer les étudiants et les apprentis des différentes possibilités de mobilité qui s’offrent à eux. Initié par OBESSU, en partenariat avec EAM et d’autres partenaires institutionnels ( ESN France & ESN Spain ), le projet a d’abord consisté à réunir des informations relatives à l’offre de mobilité étudiante en Europe. Cette première collecte de données a été menée avec succès dans le cadre de la semaine du Lifelong Learning Week 2022. L’étude s’est intéressée en particulier à caractériser le niveau de connaissance et d’intérêt des étudiants de l’enseignement général et professionnel sur les bienfaits et les opportunités de mobilité internationale. 

Quelques données clés du rapport : 

  • 1478 répondants dont 624 étudiants, 149 apprenants de la formation professionnelle, 705 apprentis ;
  • Ressortissant de 16 pays mais essentiellement espagnols (44,9%) et français (53%);
  • 21% des répondants ont eu l’expérience de la mobilité ;
  • 49% souhaiterait en avoir une ;
  • 15% ne l’envisage pas ;
  • 53% ne sont pas au courant des opportunités de mobilité internationale ;
  • Seulement 28% des répondants savent qui est en charge de la mobilité internationale dans leur école ou dans leur centre de formation.

Cet éloquent dernier chiffre souligne l’ampleur du chantier qui s’ouvre. Les établissements ont un rôle crucial à jouer. C’est à eux que revient la responsabilité d’informer les jeunes et de lever les appréhensions qu’ils expriment. Ce challenge suppose une approche scolaire globale, portée par les autorités académiques et les pouvoirs publics, associant étroitement les parents, la communauté enseignante, et les personnels chargés d’organiser la mobilité dans les écoles et les CFA. Euro App Mobility, en lien étroit avec l’Agence Erasmus + et toute une communauté d’acteurs volontaires, s’attache à faire bouger les lignes en France. Mais il lui faut à présent élargir le champ en passant à l’échelle européenne. A l’occasion de la présentation de ce rapport à Bruxelles, Paola Bolognini, Déléguée générale d’EAM, a fait de cet enjeu une priorité pour 2023, déclarée année européenne des compétences. Elle pourra notamment s’appuyer sur les partenaires du projet EIS pour avancer dans cette direction. 

Rendre la mobilité internationale plus inclusive. 

 

Giusepina Tucci, secrétaire générale de l’OBESSU, Elisa Briga, secrétaire générale de la Fédération européenne pour l’apprentissage interculturel, Audrey Frith, directrice d’Eurodesk et Jacqueline Pacaud, responsable du département Erasmus+ à la Commission européenne, ont détaillé les mesures prises par leurs organisations pour rendre la mobilité internationale plus inclusive.

 Plusieurs défis sont à relever :

  • Lutter contre la méconnaissance des opportunités de mobilité chez les jeunes ;
  • Lever les freins psychologiques et sociaux qui restreignent les ambitions des jeunes ;
  • Estomper les disparités entre les systèmes éducatifs au sein de l’Union européenne ;
  • Réduire la fracture entre citadins et ruraux dont le rapport à la mobilité est extrêmement contrasté.

Pour contribuer à relever ces quatre défis, Euro App Mobility a organisé une session de sensibilisation aux interventions d’échanges entre pairs (peer-to-peer). Rien ne vaut le partage d’expériences entre jeunes rentrés de mobilité et jeunes à convaincre de partir. EAM souligne aussi l’importance de la communauté enseignante dont l’implications s‘avère toujours déterminante. Pour Mélina Sié, chargée de projet européen à EAM, ils sont les premiers acteurs de la chaine. La plupart des initiatives qui perdurent ont un enseignant engagé à leur origine. L’expérience montre aussi que les liens tressés patiemment entre formateurs rassurent les jeunes et résistent au temps.

 

Pour sa prochaine édition, EiS se fixe un objectif méthodologique fondé sur le récit et l’évaluation. Insuffisamment mis en œuvre, le retour d’expérience est pourtant un moyen efficace pour mesurer l’impact des actions conduites. Mais la réussite de ce projet, par l’élaboration du Guide Erasmus in Schools, futur Vademecum de la mobilité, dépendra largement de la bonne volonté des établissements invités àsusciter des vocations d’ambassadeurs de de la mobilité.